Projets académiques

2022

À portée de main

Techniques mixtes, installation

toiles, prélart, tissus polypropylène, corde de coton, acrylique, marqueur permanent, lampe UV
 
Lorsqu’on tente de s’échapper de la noirceur pour atteindre la lumière, il n’y a pas de raccourci. Il faut prendre le temps d’emprunter le bon chemin. De plus, lorsqu’on se limite à une vision restreinte on croit que le chemin est parsemé d’embuche et qu’un autre labyrinthe nous attend. Cependant, lorsqu’on regarde sous un autre point de vu on réalise que c’était seulement une illusion.

Douleur thoracique

Techniques Mixtes 

99 x 117 cm

panneau de fibres, polypropylène, mylar, acrylique, encre de Chine, colle chaude, prélart, broche, éclairage intégré

2021

Traces du passé

panneaux de contreplaqué, latex, acrylique, plâtre à gypse, draps
 
215 x 155 x 155 cm
 
Technique: Automatisme avec projection de gouttes, coulisses par gravitation et brossage de peinture. Les mouvements manuels répétitifs ont pour objectif de désorienter le regard du spectateur et lui faire vivre des sensations d’inconfort.
Cette oeuvre est une installation offrant un canevas immersif sur 360o de 5′ de diamètre. Inspiré des bâtiments abandonnés en décrépitude, où les coulisses d’eau provenant du plafond laissent paraître les différentes couches de peinture. Le passé laisse également des traces sur notre être. Dans cette œuvre il y a un laisser aller qui se traduit par la noirceur qui prend le dessus sur la couleur, puis la couleur qui tente de reprendre le dessus.
 
Pour ajouter à l’expérience il y a 3 différents modes d’éclairage. La lampe 3000k (blanc chaud) qui fait ressortir les teintes roses et assombri l’espace. La lampe 5000k (blanc froid) qui fait ressortir les teintes bleues et illumine l’installation. Puis, la lampe UV qui laisse apparaître les coulisses et tâches fluorescentes. Enfin, dans la noirceur, les « Traces du passé » fantômes apparaissent en phosphorescence.

Sillonner le territoire

toiles standards, acrylique

Tryptique 10″ X 10″, 14″ X 14″ et 20″ X 20″.

L’œuvre est de type figuratif et est inspirée d’une image aérienne du Québec tiré du site Google Maps. Le titre « Sillonner le territoire » fait référence à la découverte du Québec en parcourant chaque toile de format plus grande, l’image permet de voir plus de superficies jusqu’à la reconnaissance de notre belle province. De plus, le terme sillonner fait référence au sillon creusé par l’homme dans la planète pour l’implantation de routes et de villes. Ces crevasses profondes sont représentées par des lignes turquoise rabattues, pratiquement noires. Ce contraste clair-obscur entre les lignes et l’image aux couleurs vives vient fracturer le territoire au point de dénaturer l’image et la rendre méconnaissable. De la même façon que l’humanité dénature le paysage.

J’ai travaillé la composition des toiles de façon mathématique. La première toile installée de façon carrée est de 20″ X 20″ puis avec le théorème de Pythagore on obtient la dimension de la deuxième toile installée en losange 14″ x 14″, puis la troisième installée en carré de 10″ x 10″. Le centre de chaque toile est la répétition de la toile plus petite, mais de couleur complémentaire. Ainsi chaque toile s’emboite une dans l’autre pour former une seule image de type camaïeu de teinte bleu turquoise. Le choix de travailler avec les couleurs complémentaires est dans le but d’amplifier les contrastes et bien délimiter la forme de la toile précédente.

Archilumina

Cette sculpture contemporaine est conçue à partir d’un matériel inusité, soit 14 panneaux de silicone 15″ x 22″1/2 constitué de bulles de ¾ ». Ses panneaux sont des tapis pour fond d’évier. L’œuvre a été réalisée par façonnage des panneaux, assemblés entre eux par du fil de pêche.

La malléabilité de ce matériau m’a rappelé les bâtiments avec structures tordues de l’architecte Frank Gehry. Cette architecte collabore à l’occasion avec des artistes visuels, comme sur le bâtiment de la fondation LOUIS VUITTON à Paris, coloré par Daniel Buren

Comme les panneaux de silicone sont translucides j’ai eu envie de travailler avec de la lumière et j’ai voulu colorer certains éléments de la sculpture avec un second matériau inusité translucide, soit de la pellicule cellophane.

Enfance volée

L’artiste a voulu mettre en opposition un enfant coloré, à l’abri dans la tente IKEA et un second monochrome dans un abri de fortune en goujons qui fait référence à la forme de la tente « Ready Made ». L’enfant monochrome avait des balles manquantes pour amplifier le malaise et refléter qu’il n’est pas totalement construit et qu’il lui manque des éléments pour affronter la vie adulte.

Pour la mise en espace j’ai choisi de mettre les deux abris côte à côte, comme si les enfants étaient voisins. Le premier était coloré avec un éclairage chaleureux bien à l’abri dans sa tente commerciale IKEA un livre à la main pour évoquer l’éducation. Le second terne, avec un éclairage UV qui amène la teinte verdâtre à s’estomper et devenir pratiquement noir, installé dans un abri de fortune en matériaux pauvres, soit les gougeons de bois, la broche et le «Duct tape». La disposition des ampoules a été déterminante pour bien cisailler les deux univers et rendre le spectateur en mode contemplatif et pensif. L’artiste a pris soin de laisser le spectateur déterminer le malheur de l’enfant monochrome en fonction de leurs passés et bagages culturels. 

Autops E.T.

L’artiste a eu envie de travailler le crâne. Toutefois, avec les restrictions qu’apportent les contre-dépouilles dans un moule en deux parties, le crâne humain était trop complexe. Il a donc opté pour un crâne de type extraterrestre sorti de son imagination. Avec le crâne, est venu le concept de décomposer la forme afin de créer une collection de pièces liées au développement d’une autopsie. D’où le nom de l’œuvre Autops E.T.  Alors, il a prévu un modèle de crâne dont la portion arrière peut être retirée pour voir le cerveau. Le deuxième crâne était prévu d’être recouvert avec de la peau. Puis, le troisième devait être totalement décomposé sans peau ni cerveau. Dès lors, l’artiste a fait le choix d’utiliser le plâtre blanc pour les os et l’argile grise pour les matières organiques.

Occultaire

argile séchant à l’air, acrylique

25 x 54 x 22 cm

Hybridation sculpturale entre un lieu occulte à caractère organique qui s’apparente à un œil humain lorsqu’on regarde dans un miroir au plafond.

Immergence

152 x 122 x 60 cm

L’œuvre contemporaine invite les spectateurs à plonger dans un univers abstrait surnaturel s’apparentant à un fond marin ou un monde microscopique. Cette installation est composée de six sculptures confectionnées avec de la colle chaude. Celles-ci sont installées sur une table lumineuse de forme organique, fabriquée avec de l’acier du bois et un panneau d’acrylique. Les lampes à l’intérieur de la table sont recouvertes d’une combinaison de papier cellophane bleu et magenta qui donne une ambiance ultraviolette à l’œuvre.

Lorsque plongé dans l’obscurité la table noir mât disparait et laisse le spectateur en contemplation devant les sculptures rétroéclairées qui semble flotter dans la pièce. La colle chaude translucide agit comme une fibre optique et transmet la lumière violette à travers le matériau. Un effet de dégradé clair-obscur se produit entre la surface de la table et les extrémités de chaque sculpture.

Instabilité

panneaux de contreplaqué, latex

172 x 260 x 183 cm

Cette sculpture est la première œuvre d’une série, dans l’optique d’une installation globale en galerie et qui pourrait également être transposée à plus grande échelle dans le cadre d’une œuvre extérieure in situ. L’objectif premier de cette sculpture contemporaine est d’exploiter le contraste intensifié entre la lumière et l’obscurité. Lorsque le spectateur investit l’œuvre et s’installe en dessous, il va vivre une déstabilisation sensorielle qui sera propre à chacun. Il va ressentir, soit un malaise, une oppression, une claustrophobie, une détente, une introspection ou autre. Pour faire vivre cette expérience, une couleur vive et lustrée recouvre la surface extérieure de la structure. Cette dernière est illuminée avec un éclairage directionnel, afin de stimuler l’œil du spectateur. Tandis que, l’œuvre est exposée devant un fond noir dans la pénombre. Le participant est invité à pénétrer à l’intérieur de la sculpture peinte d’une teinte sombre, au fini mât qui absorbe toute source de luminosité. C’est lors de cette transition brutale que le corps humain réagit. L’œuvre est un assemblage de panneau de contreplaqué de bois qui tient en équilibre au sol sur seulement deux arêtes de panneau. Ainsi, le déséquilibre dans la forme, la couleur et l’éclairage de la sculpture amène l’instabilité du cerveau. 

Les trois sœurs

Installation In Situ, Parc Bibeau, Sherbrooke

bois traité récupéré, pellicule de cellophane colorée,

200 x 325 x 325 cm, 180 x 255 x 255 cm et 135 x 280 x 150 cm

Cet expérience in situ à caractère ludique et aux couleurs vives, était dédié à faire découvrir l’art aux enfants. Dans le parc il y a une portion du terrain avec des arbres matures très peu utilisé par les usagés. L’artiste a voulu l’investir avec des structures lumineuses et colorées. Du haut de son monticule, l’œuvre confrontais les modules de jeux imposants. L’installation fut visible à partir des trois rues entourant le parc. L’œuvre exploitait la trinité avec 3 structures à 3 pattes et 3 couleurs. Bien que chaque structure avait sa personnalité propre, nous pouvions voir qu’elles étaient sœurs par leurs compositions et qu’elles communiquaient entre elles par leurs angles.

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