Art public éphémère

2025

Retour aux sources

Sentier Culturel – Ville de Gatineau

310 X 545 x 480 cm

Matérialité :   bois traité, extrusion d’aluminium, feuille d’aluminium, panneau de polycarbonate, peinture aérosol, vinyle autocollant opaque et translucide, éclairage DEL

Dans les grands centres urbains, telle la Ville de Gatineau, le béton, l’acier et le bitume sont omniprésents. C’est encore plus flagrant dans le vieux Hull où poussent les tours à bureaux et condos. Cette cité construite aux abords d’un important carrefour de voies maritimes, permettant de commercer avec les premières nations, fut jadis une forêt abondante peuplée d’animaux.

Et si nous utilisons les matériaux d’urbanisation pour revenir aux sources, l’instant d’un moment? L’artiste propose un refuge au centre de la ville où les passants peuvent s’arrêter pour prendre le temps de se questionner sur le passé, le présent et l’avenir de la ville. Un abri rustique inspiré du wigwam, conçu avec des poutres de charpente, recouvert de panneaux d’aluminium et de fenêtres en polycarbonate. Ces dernières évoquent le passé avec des représentations figuratives, aux allures tribales, de la faune et la flore caractérisant le bouclier canadien, ainsi que les nombreuses montagnes et rivières de la région.

L’artiste souhaite également, faire réfléchir sur la pollution lumineuse des grandes villes qui dissimule la voûte stellaire qui jadis était utilisée pour guider les voyageurs dans leurs périples. C’est pourquoi, le soir venu une seconde expérience visuelle prend vie, avec les panneaux d’aluminium noirs rétroéclairés à l’intérieur de l’abri qui laisse apparaître un ciel étoilé comprenant des constellations facilement reconnaissables.

Para-vie

Art éphémère – Ville de Magog

270 X 360 x 310 cm

Matérialité :   bois traité, bloc de béton, teinture, peinture aérosol, toiles de vinyle, vinyle autocollant translucide iridescent

La vie réserve parfois des coups durs à certaines personnes. Pour parer ces moments de noirceur ou de tempête, l’artiste a conçu son œuvre, à l’allure d’un parapluie géant pour égayer les passants de l’espace Saint-Luc. Les visiteurs peuvent bien sûr s’y réfugier en cas de pluie. Toutefois, c’est lorsque le beau temps pointe son nez que la sculpture se dévoile, en projetant au sol des ombres abstraites, aux couleurs holographiques, variant selon l’ensoleillement. Tel, l’arc-en-ciel qui apparaît lorsque la pluie et le beau temps cohabitent, la sculpture apporte un moment de magie contemplatif pour les gens qui investissent le site. Cette œuvre se veut un lieu de rassemblement où les usagers peuvent s’asseoir pour pique-niquer ou discuter.

Protecteur Sylvestre

Les Jardins Réinventés de la Saint-François – Maison des arts et de la culture de Brompton 

490 X 360 x 310 cm

Matérialité: Panneaux de fibres durcies, acrylique, latex, vinyles autocollants

Depuis des milliers d’années, la forêt fascine l’être humain. Dans les diverses mythologies, des pouvoirs spirituels lui ont été octroyés. Il y avait des croyances que certains arbres aux allures humanoïdes pouvaient prendre vie et se déplacer dans la forêt, afin de protéger la faune et la flore. Ces fables ont d’ailleurs inspiré des personnages forts et imposants dans la culture populaire cinématographique.

La paréidolie, est la tendance qu’a notre cerveau à associer une image connue à une forme abstraite. C’est pourquoi, nous imaginons des visages, des bras ou des jambes lorsqu’on observe un arbre aux courbes organiques. Ce phénomène est amplifié lorsque l’arbre est secoué par le vent ou si la vision est altérée par la noirceur ou le brouillard.

L’artiste exploite cette distorsion psychologique, en créant une créature géante aux allures abstraites, qui prend vie dans l’imaginaire des visiteurs et danse dans le vent avec les arbres avoisinant.

L’œuvre est construite à partir de bois de charpente usagés, recouvert de branches, écorces et racines d’arbres morts naturellement. Du fait, dans le processus de création, l’artiste oblige l’activation de son propre corps pour arpenter les forêts, afin de découvrir des matériaux inspirant par leur forme. 

2024

Compte sur moi

Sentier Culturel – Ville de Gatineau

Sculpture #1 de 3 : 200 x 365 x 350 cm

Sculpture #2 de 3 : 190 x 280 x 280 cm

Sculpture #3 de 3 : 150 x 350 x 190 cm

Matérialité :   bois traité, conduits de plomberie PEX, barre d’armature à béton, boule d’acier inoxydable miroir, teinture

En tant que parent, nous achetons à nos poupons des jeux pour les aider à développer leur intellect et leur motricité. C’est le cas du classique boulier pour apprendre à compter tout en s’amusant. Cependant, lorsque l’enfant grandit, ce jeu autrefois utile, est désormais abandonné au détriment de nouvelles attractions. Et si, ce boulier grandissait avec l’enfant et se complexifiait par ses dimensions démesurées. Alors, peut-être que nous pourrions apprendre l’entraide et le partage.

Avec cette installation, l’artiste souhaite que les petits, comme les grands interagissent ensemble et avec l’œuvre. Pour ce faire, trois sculptures sont réparties dans divers parcs du centre-ville. Celles-ci sont chacune constituées de trois poutres en bois, qui se soutiennent mutuellement, entrelacées par des conduits de plomberie en plastique qui chacun sont ornementés de 5 boules d’acier inoxydable, au fini miroir. Le tout formant trois bouliers géants, sur lesquels les passants pourront prendre le temps de déplacer les boules, tout en observant le reflet de la ville de Gatineau. Le rendu visuel des sculptures est ainsi revisité selon l’amusement des spectateurs.

2023

Au-delà du lugubre

Les Jardins Réinventés de la Saint-François – Maison des arts et de la culture de Brompton 

210 x 180 x 170 cm

Matérialité: contre-plaqué, acrylique, ciment à gypse, cire, encre de chine, encre aquarelle, paillettes, feu

Parfois, l’obscurité peut être effrayante ou repoussante. Cependant, si on prend le temps de l’apprivoiser, on découvre que chaque part d’ombre dissimule en contrepartie une part de lumière. Avec cette œuvre, Nisin invite à passer au-delà de ses préjugés. En construisant une boite octogonal lugubre et austère, composée de panneaux de contreplaqué peints avec une apparence délabrée, tel un vieux bâtiment à l’abandon. Si le spectateur s’approche suffisamment de la boîte, il constatera des trous dans les panneaux. Par ces trous, il pourra apercevoir

l’éclat et la lumière de la peinture abstraite aux couleurs vives, irisées et pailletées sur les parois intérieures de l’octogone. L’observateur est invité à pénétrer dans la boîte intimiste pour se ressourcer, contempler l’œuvre ou le ciel au-dessus de sa tête. Il est alors possible de regarder à nouveau par les trous pour observer l’endroit d’où il vient, la nature qui entoure l’œuvre, ou espionner les autres spectateurs intrigués par cette boîte noir dénuer d’esthétisme. Avec cette construction à l’architecture cartésienne qui s’oppose à une peinture abstraite aux formes organiques, l’intention de l’artiste est de faire coexister le malaise et la sérénité dans un parfait équilibre déconcertant. Depuis la nuit des temps, la lumière à fait contrepoids à la noirceur, tel un diapason synchronisé sur la rotation de la planète Terre. C’est dans cet état d’esprit que cette œuvre a été créée.

2022

Rien ne va plus!

Les Jardins Réinventés de la Saint-François de la Maison des arts et de la culture de Brompton 

2 250 x 2 250 x 1 800 cm

Matérialité: Panneaux de fibres durcies, acrylique, latex, vinyles autocollants

Étant dans une relation de couple depuis plusieurs années, comme bien d’autres, je remets parfois en question mes choix de vie. Au gré de mes réflexions, je passe en revue avec nostalgie tous les projets réalisés en duo, la famille qui s’agrandit avec les enfants, les acquisitions matérielles et les voyages. En contrepartie, les irritants du quotidien viennent ternir ces souvenirs. Tel un château de cartes, notre vie conjugale se construit un élément à la fois. Si nous ne faisons pas attention à notre château ou si nous y ajoutons une carte de trop, celui-ci peut s’écrouler à tout moment. Pour réaliser ce parallèle, j’ai créé 12 panneaux représentant des éléments figuratifs significatifs dans une relation de couple. Ces panneaux sont conçus, telles les cartes à jouer de notre quotidien. En les surdimensionnant pour que les personnages soient à l’échelle humaine, celles-ci deviennent un miroir de notre réalité. En installant les cartes de la femme et de l’homme gisant au sol, combinées à un assemblage précaire de cartes, je souhaite amener le spectateur à une réflexion sur la vie de couple et la rupture. Avec cette démarche artistique, je ne souhaite pas être défaitiste ou cynique ; je tiens seulement à dire qu’au moment où votre château de cartes s’écroule, la décision vous appartient de le réparer ou de le détruire définitivement.

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